Je me prénomme Raphaël et je suis issu d’une famille d’artistes. Après 3 années d’études supérieures dans les arts visuels, je choisis d’exercer le métier de menuisier pour plusieurs raisons. Ainsi, après presque dix ans sans pratique régulière et ne supportant plus le métier du bois, je reprends à plein temps un travail graphique, pictural et plastique qui ne m’a jamais abandonné totalement.
Avant tout dessinateur, la couleur m’a longtemps effrayé. Un perfectionnisme démesuré instillait en moi la peur de gâcher mes dessins en les colorisant. Un beau jour pourtant, un premier tableau est né. Un tableau bleu, que vous pouvez voir ici dans la galerie. Un peu plus tard l’abstraction est venue briser presque totalement le carcan des empêchements.
Aujourd’hui je travaille principalement à l’acrylique. J’aime beaucoup la versatilité de ce médium : on peut tantôt la travailler à la façon de l’aquarelle, tantôt à la manière de la peinture à l’huile. Ceci dit, étant produite à base de plastique, je tend à fabriquer moi-même mes peintures.
L’abstrait est vite devenu mon terrain de jeu favori. À mon sens, quand on devient capable de produire des visuels photoréalistes, la limite de la représentation figurée est atteinte et perd de son intérêt. Exprimer des idées et des concepts à travers l’abstraction représente aujourd’hui, pour moi, un défi autrement plus riche et passionnant.
Ainsi dans la peinture, soit j’exprime simplement mes goûts esthétiques, soit je traite un sujet métaphysique (du moins en ce qui concerne le projet d’exposition Bleue Lumière).
Dans le premier cas le fond n’est que la forme. Il est elle.
Dans le second la forme est au service du fond. Elle lui est assujettie.
On me demande souvent comment vient l’inspiration. Et bien… cela dépend. Parfois elle surgit de biais, au détour d’autre chose, comme une suite d’intentions qui finit par se cristalliser. Quand cela arrive, il est rare que je perçoive la signification de l’œuvre immédiatement. Et puis, un beau jour, l’explication me saute aux yeux. Autrement, le mécanisme est presque inversé : l’inspiration se construit au court d’un processus de méditation plus ou moins long.
Né à Paris, j’ai grandi sur le Bassin d’Arcachon. Dans la ville d’Andernos-les-bains précisément, où je suis retourné en 2020 après maintes pérégrinations. Enfant du ciel et de la mer, ces éléments influencent beaucoup ma peinture. C’est donc en toute logique que le sujet de mon premier projet d’exposition soit la couleur bleu.
Je profite de cet espace pour remercier de toute mon âme :
Sara Dubost-Délis, ma sœur chérie, pour les photos et les retouches,
François Bacquey, mon frère du 8, pour l’architecture du site, Linux et le reste,
Maud Leclère, ma sœur de lumière bleue inversée, pour l’écoute et les justes conseils,
Michel Dubost et Fran Délis, mes parents, pour leur amour et leur soutien indéfectible.


